La favorite

25/03/2020

Le roman « La favorite », a été écrit par l'auteur japonais Yasushui Inoue. Cette histoire est celle d'une femme très connue en Chine qui s'appelle Yang Kouei-fei (Yang Guifei), de son ancien nom Yu-houan, qui vécue de 719 à 756. La vie de cette femme est liée à une tragique histoire d'amour avec l'empereur Siuan-tsong (Xuangzong), qui régna sur la Chine de 712 à 756 à l'époque de la dynastie Tang (618-907). Yang Kouei-fei portera au départ le nom de Yu-houan avant d'être intronisée au titre de « Précieuse Épouse » en 743, qui est le rang d'épouse le plus élevé après celui de l'impératrice et prendra alors le titre de Yang Kouei-fei.

Durant cette période ou Yu-houan rentrera à 16 ans à la Cour de l'empereur, située à Xi'an pour être une de ses concubines, son entrée coïncidera avec une période de trouble marquée par des guerres que livrait la Chine des Tang, dont le but était de réaffirmer une extension territoriale. Cette politique d'extension militaire sera, en partie, à l'origine de la chute des Tang. A la fin de son règne l'empereur donnera de plus en plus d'autonomie à ses commissaires impériaux (chefs militaires) qui commanderont d'immenses régions et disposant d'un pouvoir de plus en plus étendu. L'un d'eux, Le général An Lu-chan (An Lushan) mènera une révolte entre 755 et763 pour tenter de renverser l'empereur.

C'est dans ce contexte que se situe le destin de la favorite. Elle passera d'une naïve amoureuse vers une personnalité ambitieuse et dominatrice qui sera aussi manipulé par différents protagonistes tels que Kao Li-che, un eunuque intrigant et manipulateur, Li Lin-fou, un ministre sanguinaire ainsi que d'autres favoris avides de pouvoir comme son cousin Yang Zhao qui prendra par la suite le nom de « Yang Kouo-tchong ». Ces ambitieux profiteront de la sénilité de l'empereur Siuan-tsong, pour se livrer aux intrigues de palais et assouvir leurs ambitions. L'héroïne deviendra la victime des ambitions de son entourage, elle qui au départ était surtout intéressé par les plaisirs de la Cour et peu intéressé par la politique. A sa mort Yuang Kouei-fei sera une source d'inspiration pour des poètes, comme le poème intitulé « Le chant de l'éternel regret », des chroniqueurs, des biographes comme l'œuvre « Biographie des regrets éternels », ainsi que des adaptations de pièces de théâtre.

L'histoire commence en 740, l'empereur Siuan-tsong âgé de 56 ans envoya un message à son fils Mei, le prince de Cheou lui donnant l'ordre d'envoyer sa femme, Yang Yu-houan (la futur Yang Kouei-fei) pour servir dans son harem impérial. Le prince de Cheou ne pouvait se soustraire à cet ordre sous peine d'être exécuté lui et sa femme. Le lendemain Yang Yu-houan devait partir rejoindre l'empereur accompagnée de 30 vassaux et cavaliers. Toutefois, Yu-houan ne fit pas ses adieux au prince, il avait été un homme pour qui elle avait éprouvé de l'affection de par sa position mais sans réellement être animé par l'amour. Yu-houan se rendait compte de son essor vers un nouveau destin sans savoir si cela l'amènerait vers le bonheur ou le désespoir.

Il y avait au sein du gynécée impérial 3 000 concubines qui entouraient le souverain. Ces concubines étaient classées hiérarchiquement en fonction de la relation qu'elles entretenaient avec l'empereur. Au sommet de cette hiérarchie des épouses se trouvait l'impératrice, suivie des 4 épouses impériales de premier rang parmi lesquelles se trouvent « La Précieuse Épouse », la « Vertueuse » la « Gracieuse » et la « Sage ». En dessous d'elles se trouvaient 9 épouses de second rang et les trois autres rangs inférieurs qui compte chacune 27 femmes. Ce classement est pour les plus importantes. Ces concubines nouaient entre elles des alliances de pouvoir cherchant à attirer et à retenir l'amour du monarque, car la prospérité de ces femmes et de leur famille dépendait des faveurs du souverain. La violence et la rivalité qu'il pouvait y avoir entre ces femmes s'avéraient désastreuses.

Lorsque Yang Yu-houan arriva au palais du mont du Cheval Noir réputé pour être la résidence d'hiver traditionnelle des empereurs grâce à leurs sources d'eaux chaudes, elle se dirigea vers le pavillon impérial ou un nombre considérable d'homme était présent pour l'accueillir. Elle se reposa ensuite, puis se baladait ensuite au pavillon où elle y croisa l'empereur Siuan-tsong, qui après l'avoir regardé reparti sans dire un mot. Le lendemain, l'empereur demanda à ce que Yu-houan soit conduite dans sa chambre. Avant sa rencontre avec l'empereur elle prit un bain au palais des sources chaudes dont l'histoire nous est expliquée dans le poème intitulé « Le chant de l'éternel regret ». En livrant son corps à l'empereur Yu-houan n'avait pas le sentiment de s'offrir en victime. Avant de passer la nuit avec l'empereur elle fut d'abord conviée avec lui à un banquet ou ils purent s'échanger quelques banalités sur la musique et la région natale où était originaire Yu-houan. Lors de ce banquet une concubine de la Cour du nom de Prunus avait fait son apparition, sans doute pour jauger sa nouvelle rivale. Cette dame du harem impérial avait obtenu les faveurs de l'empereur depuis la mort de Wou Houei, l'impératrice défunte de Siuan-tsong et mère du prince de Cheou. Ensuite Yu-houan, qui avait consommée beaucoup d'alcool durant ce banquet rejoint l'empereur dans sa chambre. Dans la nuit l'empereur était en proie régulièrement a des terreurs nocturnes, ses cries réveillèrent Yu-houan et fit venir à la hâte les dames de Cour. L'empereur pensait avoir vu des espions passés à la fenêtre et qui cherchaient a nuire à sa vie. L'empereur réclama qu'on le lui amène Kao Li-che, son eunuque de confiance. Lorsque Kao Li-che fit son apparition dans la chambre Yu-houan vit l'eunuque, elle ressentie un effroyable frisson. Elle voyait cet eunuque comme une créature dépourvue de virilité. Il rassura l'empereur sur le fait qu'il n'y avait aucun danger et reparti. Mais durant sa deuxième phase de sommeil l'empereur fut une nouvelle fois prit d'une crise d'angoisse, c'est alors que Yu-houan prit l'empereur dans ses bras pour le réconforter et anéanti ainsi ses craintes. Elle eut l'impression de tenir dans ses bras un enfant désarmé, un empereur plus humain qu'un empereur divin.

Trente années s'étaient écoulées depuis que Siuan-tsong avait repris les rênes du pouvoir, après le règne sanglant de l'impératrice Wu Zetian, la grand-mère de Siuan-tsong. A l'âge de 28 ans sous l'année de son règne synonyme de paix, l'empereur Siuan-tsong va instaurer sous son mandat céleste l'ère de « la Fondation ». La dynastie Tang va alors connaître son apogée et le peuple vivait alors dans la prospérité. Les arts, la poésie, et le bouddhisme connaissent une grande période de raffinement et d'épanouissement. Siuan-tsong avait mis fin à la période de chaos provoqués par les ambitions despotiques des femmes de son entourages. Il va également s'entourer de bons ministres comme Yao Tchong, Song Kink et Han Sieou. Il acceptera les requêtes de son premier ministre Yao Tchong qui visait à adoucir les lois, à mener une politique plus tolérante, à interdire aux eunuques de se mêler de politique, à accepter les remontrances de ses ministres et cessez d'accorder des charges officielles à ses parents maternelle, cela afin de choisir des personnes compétentes basé sur un système méritocratique et non par le système du népotisme pour le bien et l'intérêt général. Ces mesures avaient été efficaces dans le bon déroulement de sa politique. Mais au fur et à mesure de son règne l'empereur va transgresser ces règles. Il ne trouvera plus à la fin de son règne de bons ministres comme ces trois personnes citées précédemment et qui avaient la trempe de lui tenir tête pour le bien du peuple. L'empereur était aussi nostalgique en repensant à ses deux impératrices défuntes : Wang et Wou Houei. Yang Yu-houan apparue dans la vie du souverain au moment où le souverain venait de dépasser ses 50 ans et où il découvrait la solitude. Elle allait devoir combler le vide que l'empereur ressentait en prenant à la fois du corps mais aussi du cœur du souverain pour le soustraire à son harem de 3 000 femmes.

L'année suivante en 741 l'empereur se rendit avec Yu-houan aux sources chaudes pour rendre visite à la concubine Prunus. Lorsque Yu-houan se rendit aux bois de Prunus pour y voir la concubine, mais cette dernière se sentie offusquée du manque d'égard dont avait fait preuve Yu-houan. Yu-houan avait aussi pris une branche de fleur dans le bois de Prunus sans lui demander la permission. L'empereur ne fut pas offusqué par ce geste et demanda même à Yu-houan si elle désirait avoir le bois de Prunus. Yu-houan ne savait pas si cela était un test et elle répondit à l'empereur que tout ce qu'elle désirait était l'amour de l'empereur qu'il avait octroyé à Prunus. Elle savait que Prunus était sa rivale et réclamait à l'empereur un amour exclusif. Lors du Nouvel An lunaire, il était permis aux concubines de sortir du palais accompagné de leurs servantes. Prunus croisa Yu-houan et l'insulta de « grosse truie » en passant à côté d'elle, ce qui l'avait rendu furieuse. Lors de sa soirée en ville Yu-houan avait rencontré un groupe de personne complètement saoul qui se sont mis à l'encercler, elle fut sauvée par ses servantes. Était-ce juste une tentative d'intimidation, ou une tentative d'assassinat ? Était-elle spontanée ou orchestré par Prunus ? Yu-houan en déduit qu'elle devrait tuer sa rivale pour rester en vie. La journée de Yu-houan été resté silencieuse et le soir dans le lit de l'empereur elle l'amadouait par des pleurs et des gestes de tendresses tout en manifestant sa volonté d'évoluer socialement. L'empereur fut charmé par les deux facettes de sa personnalité et il consenti à lui donner le titre de « Dame » un an après être rentrée au gynécée de l'empereur. Il avait également envisagé de la faire passer au rang d'épouse, mais Yu-houan demanda à l'empereur d'attendre 3 ans afin d'éteindre les rumeurs selon laquelle l'empereur avait fait de la femme de son fils sa concubine, qui été une pratique très critiquée. Elle lui apparut ainsi comme une femme avisée et peu ambitieuse. Mais en réalité Yu-houan savait que son nombre d'ennemi augmenterait et elle voulait s'y préparer en se constituant de solides alliés. Pour cela elle entreprit de se rapprocher de l'eunuque Kao Li-che, sans toutefois réussir à cerner ce personnage lui permettant de savoir s'il était bénéfique ou néfaste pour l'empereur. Elle savait cependant qu'il était intriguant et qu'il aimait le pouvoir et qu'il avait le privilège de pouvoir se permettre certaines remarques auprès de l'empereur. Pour se rapprocher de l'eunuque elle le convie à dîner en le recevant avec égard et hospitalité. Lors de cette entrevue chacun espérait être l'allié de l'autre. Kao Li-che conseilla à Yu-houan de se faire reconnaître comme la fille adoptive de Yang Siuan yen, ainsi les enfants de ce dernier pourraient être nommés à des postes importants et pourront devenir des alliés précieux, car bien que n'était pas du même sang, ils pourront s'élever grâce à elle et ils lui en seront reconnaissant. Yang Siuan avait un frère du nom de Siuan-Kouei qui par conséquent devient l'oncle de Yu-houan et Kao Li-che proposa de le faire nommer président de la Cour des banques impériaux.

En 742, un homme du nom de Li Lin-fou fut nommé premier ministre. Sa nomination donna un goût désagréable pour certains car déplaire a Li Lin-fou signifiait « être chassé de son poste ». Yu-houan eu l'occasion de boire un jour du thé avec cet homme par l'intermédiaire de Kao Li-che et elle comprit lors de leur rencontre que c'était un homme qui ne craignait personne au monde en dehors de l'empereur. Au dixième mois de cette même année deux victoires furent remportés contre les tibétains et en 743 An-Lou chan, un gouverneur dans une partie de la Mongolie-Intérieur arrive à la Cour pour une audience avec l'empereur, ce dernier suscité une grande admiration pour An-Lou chan, ce « barbare », de sans mêle à moitié d'origine Turc par sa mère et Serinde par son père. An Lou-chan savait parler 4 langues de différentes tribus et il avait dit on la particularité de ne plus avoir de visage humain tellement il était obèse. Il commandait une armée entièrement composé de barbare, et il était un chef militaire et un héros. Pourtant, physiquement il n'avait pas l'allure d'un chef militaire et d'un personnage influent, c'était un tas de chair avec un ventre énorme. Tous les notables présent ce jour-là contemplaient An-Lou chan avec la respiration coupée. Ce général fut convié à un banquet par l'empereur et il parla avec lui de son enfance et de son obésité et il réussit même à faire rire l'empereur en disant que même sa mère ne pouvait dire son âge tellement il était gros et imposant. Il parviendra même à exécuter une danse avec rythme malgré sa corpulence, il réussira à tournoyer comme une toupie bien que ce soit très épuisant pour lui. Avec ses paroles et sa danse il réussira à séduire l'empereur. De son côté Yu-houan bien qu'étant méfiante envers lui au départ, mais la ruse dont il fit preuve l'amènera à baisser sa garde après plusieurs entrevues. An- Lou chan resta 15 jours dans la capitale avant de repartir, ce qui causa un grand vide pour l'empereur et Yu-houan. En 744 un message été arrivé annonçant l'arrivée imminente d'An Lou-chan, ce qui rendit l'empereur agité et même très en colère lorsqu'il arriva en retard, mais dès qu'An-Lou chan fit son arrivée la colère de l'empereur disparu d'un seul coup. L'empereur ira même jusqu'à lui donner une charge supplémentaire de commissaire impériale, ainsi que 1 000 soldats supplémentaires. Puis An-Lou chan ferra une demande surprenante à l'empereur en lui demandant que Yu-houan devienne sa mère adoptive. L'empereur laissa Yu-houan choisir et cette dernière accepta. Puis durant le banquet il continua à amuser l'empereur et sa mère adoptive en leur racontant des histoires pour certaines vrais et d'autres fausses mais qui avaient toutes beaucoup plu à l'empereur. Au moment de son départ l'empereur demanda à An-Lou chan quand comptait il revenir et il répondit « Lorsque sa majesté ferra de ma mère adoptive une épouse impériale ». Peu de temps après Kao- Li che rendait visite à Yu-houan dans ses appartements pour lui annoncer que l'an prochain elle serait inscrite sur le registre des épouses de Sa Majesté. Yu-houan songeait au moment où elle allait pouvoir écarter Prunus de l'empereur et elle se dit qu'elle pourrait peut-être faire fermenter le corps de Prunus dans un tonneau comme l'avait fait Wu Zetian pour ses rivales. L'ivresse du pouvoir avait pénétré son corps et Kao Li-che la trouva magnifique. Le commissaire impérial Houang-fou Wei-ming, un commissaire impérial était de retour à la Cour et fut accueilli en héros pour ses nombreuses victoires contre les tibétains. Comme An Lou-Chan il avait les faveurs de l'empereur, peut-être même encore plus grande car il faisait partie de l'ethnie Han. Mais paradoxalement, il fut reçu avec moins d'effervescence que An Lou-chan, bien qu'il eût un vrai physique militaire pour lequel Yu-houan n'arrivait pas à détourner les yeux de cet homme. Il fut ensuite entrepris des pourparlers menant à un accord de pacification avec les barbares tibétains. Les accords de pacifications se faisait par des alliances matrimoniales dans lesquelles l'empereur offrait des princesses aux chefs barbares. C'est un gage de paix (en théorie) qui existe depuis l'époque de la dynastie Han. L'empereur accepta mais ensuite il commençait à regretter son choix et envisageait de revenir sur sa parole et d'annuler un des mariages. Kao li-che intervient auprès de Yu-houan pour qu'elle parvienne à convaincre l'empereur de ne pas faire annuler le mariage, en l'informant également que si la princesse King-lo ne partait pas, elle ferait partie du gynécée impérial de l'empereur, et cette princesse était également une proche alliée de dame Prunus. Yu-houan parvient à convaincre l'empereur de changer d'avis par la jalousie, la colère et le chantage en menaçant de partir chez les Khitans(un peuple mongol) si l'empereur se refusait à y envoyer la princesse. Ce fut la première implication politique du Yu-houan dans une décision politique, qui de plus se faisait contre l'avis de l'empereur.

En 745 eu lieu la cérémonie d'investiture de Yang Yu-houan qui reçut le titre de Kouei-fei qui signifie « Précieuse Épouse », un titre destiné à la concubine impériale de premier rang. C'est également le second titre le plus important après le titre d'impératrice. L'empereur a attendu presque 5 ans depuis qu'elle avait quitté le prince de Cheou pour pouvoir l'épouser, afin d'éviter les critiques du peuple envers l'empereur qui aurait été accusé d'avoir volé la femme de son fils. La cérémonie d'investiture du Yu-houan fut discrète mais elle reçut de somptueux présents (coffret de nacre, des épingles à cheveux en or, ect). Elle reçut ensuite son frère aîné Tian et son cousin Chi. Yang Kouei-fei nomma son cousin Tian sous-directeur de la Cour impériale du palais et Chi chef des équipages impériaux. Puis elle reçut ses trois sœurs au palais comme titre de « Dame de Cour ». Deux mois après l'ascension de Yu-houan au titre de Kouei-fei une rébellion de la part des Khitans à lieu et la princesse King-lo fut assassinée par le chef barbare à qui elle avait été offerte. Houang-fou Wei-ming s'était violemment opposé à cette idée de mariage auprès du premier ministre Li lin-fou en précisant que ces princesses se feraient assassiner, et sa prédiction s'était avérée exacte. Kouei-fei se sentait en partie responsable puisqu'elle avait convaincu l'empereur d'envoyer une de ces princesses se marier à ces barbares. Bien qu'elle reconnue sa cruauté, elle se résigna a accepter son geste car c'était la seule manière d'éloigner cette femme pour éviter qu'elle lui fasse de l'ombre. Elle se disait prête à recommencer si cela était nécessaire. La cruauté était devenue comme un maléfice qui s'était infiltré dans son cœur depuis qu'elle était arrivée à la Cour. Au neuvième mois An Lou-chan avait écrasé une rébellion des Khitans et l'armée de Houang-fou Wei-ming se battait contre les tibétains. Les deux commissaires impériaux rivalisèrent de bravoure. En parallèle Yang Kouei-fei fit la rencontre de Yang Zhao, grâce à l'intermédiaire de Kao Li-che, en pensant qu'il pourrait être un appui important. L'eunuque conseilla à la Précieuse Épouse de le nommer membre de la police impériale dans les provinces. Au cinquième mois de la même année Houang-fou Wei-ming fit inopinément son entrée au palais afin de s'entretenir avec l'empereur en lui demandant de retirer à Li Lin-fou son mandat de premier ministre l'accusant de fomenter des plans contre Li Heng, le prince héritier (futur empereur Suzong) et dénonce le fait qu'il élimine également tous ceux qui ont des liens privilégiés avec le prince. Il dénonce les ignobles procédés en faisant exécuter tous ceux qui lui déplaît. Ses victimes se compte déjà en milliers et le peuple fait gronder son ressentiment contre lui et tous les ministres le craignent, et personnes, n'osent dénoncer ses agissements à l'empereur. Mais l'empereur refusa d'y croire et il accusa Houang-fou Wei-ming de calomnies envers son premier ministre. Il fut rétrogradé au rang de préfet de la commanderie. C'est le général Wang Tchang-sseu qui fut son remplaçant pour défendre les frontières avec An Lou-chan. La Précieuse Épouse fut prise d'une grande haine envers Li Lin-fou qu'elle regardait comme un ennemi qui lui faudrait un jour abattre. Cependant l'eunuque Kao Li-che conseilla à Kouei-fei de faire profil bas pour l'instant car sa position ne lui permettait pas de pouvoir intervenir. Pendant ce temps Li Lin-fou participa a rétrograder tous les participants de son rival et même des purges sur dénonciations calomnieuses. Les séditieux étaient arrêtés et fouettés à mort. Un jour lors d'une sortie il y eu un incident. Parmi les sœurs de Kouei-fei il y avait la dame de Kouo qui avait tenté de charmer l'empereur, ce qui a provoqué la Précieuse Épouse une violente colère d'avoir reçu cet affront, elle prit le palanquin avec lequel elle était venue avec l'empereur et décida de partir sans en informer l'empereur. Elle se réfugia ensuite dans ses appartements et Kao Li-che intervient en toute hâte en disant à Kouei-fei qu'elle devait impérativement prétendre être partie précipitamment après avoir était prise de malaise et lui demanda de rejoindre l'empereur, ce qu'elle refusa catégoriquement. Le lendemain l'empereur lui avait ordonné de quitter le palais pour emménager chez celui de son frère aîné Yang Tian, ce qui était une forme de répudiation, dont toute la famille Yang était inquiète car cela pouvait amener à la perte de leur position et même à leur exécution. Même la sœur de Kouo vient s'entretenir avec Yang Kouei-fei pour arranger la situation en s'excusant pour son comportement, mais Kouei-fei s'obstinait à ne pas vouloir présenter d'excuse à l'empereur. Au bout de cinq jours Kao Li-che vient dans la maison des Yang informer la Précieuse Épouse que l'empereur ne touche plus à ses repas et qu'il regrette son comportement. Pour se faire pardonner il avait même nommé le cousin de Yang Kouei-fei « Censeur de la Cour des comptes au dehors ». Elle décida alors de rentrer au palais et en retrouvant l'empereur elle avait l'impression qu'il avait vieilli de dix ans. Sans présenter d'excuse Kouei-fei prit l'empereur dans ses bras comme si elle s'accrochait fermement à la vie en se rappelant qu'il était le seul homme a avoir le droit de vie ou de mort sur elle...du moins en théorie.

Après cet incident éclata une autre affaire. Un mois après avoir été déposé de ses fonctions le général Houang-fou Wei-ming fut condamné à mort. A cette nouvelle Kouei-fei s'effondra. Elle envoya un messager auprès de Kao Li-che mais il ne lui répondait pas et semblait s'être rangé aux côtés du premier ministre. Toutefois, le soir venu l'eunuque rendit visite à la Précieuse Épouse, mais il lui dit « Ne soyez pas tourmenté du fait que l'empereur à rendu récemment visite à dame Prunus »,Kouei-fei resta figée un moment mais elle revient sur le sort du général. L'eunuque lui explique que le premier ministre Li Lin-fou avait pratiqué une grande purge auprès de ses opposants, elle ne savait plus si l'eunuque était méfiant ou s'il l'avait simplement trahi ? Le lendemain matin, elle décida d'aller voir dame Prunus. Arrivée à son palais les dames de Cour de Prunus ne voulaient pas la laisser entrer et Kouei-fei fit un scandale. Kao Li-che qui était dans le palais vient à sa rencontre en essayant de la convaincre de ne pas entrer mais elle ne l'écouta pas et força le passage, à l'intérieur du palais elle trouve l'empereur qui se justifie en lui disant être venu juste pour goûter le nouvel arrivage de thé que Prunus avait commandé mais Kouei-fei se mit à fouiller la chambre et découvrit certaines affaires de dame Prunus qu'elle n'avait pas eu le temps d'enfiler pour être partie à toute hâte afin de ne pas se retrouver en face de l'épouse. Kouei-fei rentra ensuite dans ses appartements pour pleurer et lorsque l'empereur voulait entrer elle refusa en prétextant que même si elle devait être exécutée pour cela elle ne changerait pas d'avis. Pour se faire pardonner il lui offrit de magnifiques présents mais cela ne parvient pas à l'attendrir. Une fois sa colère et son chagrin passé elle se demanda si elle avait pleuré par peine d'avoir été blessé par amour, ou si cela était seulement l'orgueil d'avoir subi une telle humiliation. En 746, à l'automne s'écoulaient des jours relativement paisibles et Kouei-fei ressentait l'amour de l'empereur se refermer autour d'elle de façon presque maladive. Elle montrait un sourire, le souverain était d'humeur joyeuse et il se montrait tout larmoyant à l'unisson de l'humeur de sa belle. Kouei-fei l'aguichait et le repoussait tour à tour, elle pouvait partager son lit avec lui si elle en avait envie et refuser si c'était l'empereur qui en faisait la demande. Elle jouait avec lui comme on joue avec un objet dangereux, elle cherchait à obtenir beaucoup de choses de l'empereur et elle devait le faire avant que Li Lin-fou et Kao Li-che ne puissent réaliser leurs ambitions. L'empereur était devenu la proie qui permettait à chacun de réaliser leurs ambitions. Elle éprouvait un grand plaisir à faire ramper l'empereur, elle prit conscience qu'elle avait une grande influence sur lui, ce qui modifia les rapports de forces. Wang Tchong-sseu qui occupait à présent la place de Houang-fou Wei-ming avait remporté ses batailles contre les barbares et il été couronné de succès. A son retour à la capitale il annonça qu'An Lou-chan avait érigé une forteresse « La Forteresse des Braves » et avait emmagasiné des armes en grande quantité en attendant l'occasion de se révolter. Mais le premier ministre l'accusa de fomenter de fausses accusations dans l'objectif de se débarrasser d'un rival et récupérer tous les honneurs dans la bataille contre les barbares et il détourna la conversation en lui demandant pourquoi il n'avait pas encore écrasé les Tourfans ? Le général répondit qu'ils avaient renforcés leurs défenses et qu'il était risqué de les attaquer sans provoquer de lourdes pertes, mais le premier ministre lui ordonna au nom de l'empereur de lancer une offensive. Kouei-fei ne crut pas non plus qu'An Lou-chan envisageait de se révolter. De plus des rumeurs éclatèrent contre Wang Tchoug-sseu disant qu'il était devenu l'intime du prince héritier, Li Heng et il aurait eu l'intention de mettre ses troupes à la disposition du prince. Il fut alors déchu et et beaucoup commencèrent à se montrer suspicieux envers le premier ministre car beaucoup de ministres et de hauts fonctionnaires furent exécutés sous de fausses présomptions pour avoir dénoncé la « corruption du gouvernement ». Au printemps 747 la santé de l'empereur décline et il cessa de s'occuper des affaires du gouvernement et il passait une grande partie de son temps dans les appartements de son épouse, car il lui était impossible de passer un jour sans la voir, cela le rendait fou d'inquiétude. Il confie alors la quasi-totalité les affaires du gouvernement à son premier ministre, dont ce dernier maintenait tout le pouvoir politique entre ses mains. Yang Kouei-fei compris que le vieux souverain était à la merci de Li Lin-fou. Quant à An Lou-chan il ne se montrait plus à la capitale et dépêchait sans cesse des messagers pour informer l'empereur des agissements de ses troupes. Yang Kouei-fei ne comprenait pas le fait qu'An Lou-chan, Kao Li-che et Li Lin-fou semblaient à la fois se mettre des bâtons dans les roues tout en agissant en concert sans jamais critiquer les défauts des uns et des autres et semblaient se protéger mutuellement, et ce point dénotait une étroite collaboration entre-eux. Elle les considérait comme des ambitieux prêt à se marcher les uns sur les autres pour assurer leur ascension. Mais toutefois, elle voyait l'empereur comme une protection capable de les désavouer à tout moment et elle ne les croyait pas capable de se rebeller contre l'empereur. D'après elle chacun cherchait à devenir le personnage le plus influent du monde politique, tout en restant soumis à l'empereur. En 748 le cousin de Kouie-fei , Yang Zhao fut promus « secrétaire supérieur au ministère des finances » et « Vice-président au ministère des armées et du tribunal des censeur ». Cela représente un statut de haut fonctionnaire qui lui permet d'exercer un réel pouvoir. Cela permettait à la famille Yang d'avoir une grande influence mais qui s'accompagnait également d'une grande arrogance et d'une grande insolence. Ils se faisaient même construire des grandes résidences somptueuses. Seul Yang Zhao se démarquait des autres membres de la famille en restant humble. En 749, Yang Zhao fit à l'empereur un rapport selon lequel les provinces sont florissantes et prospères, que les greniers à blés regorgent de grain et que les coffres du trésor reflètent une économie excellente. L'empereur lui accorda sa plus grande confiance. Malgré tout un nouvel assaut sur les tibétains qui se solda par une victoire s'avérait être lourde de conséquence en perte humaines et des nouvelles plaintes à l'encontre du premier ministre furent déposé à l'empereur, mais ces courriers furent interceptés et leurs auteurs furent tués. Mais à la fin de l'année les tibétains écrasèrent l'armée Tang en lançant une offensive.

En 750, se produit une autre mésaventure amoureuse. Un jour l'empereur reçu son frère, le prince de Ning, réputé être un très bon musicien. Kouei-fei lui demande s'il elle peut emprunter sa flûte pour en jouer et lorsque l'empereur le découvre, furieux, il se demande ce que fait un objet personnel d'un autre homme dans la bouche de son épouse. Elle lui répondit qu'elle voulait jouer aussi bien que le prince, et l'empereur jaloux s'exclame « Ainsi le prince de Ning te fascine ! » elle lui rétorqua « Tout comme votre majesté est fasciné par dame Prunus sans doute ? » (quelle magnifique répartie). Pris de colère l'empereur la renvoi une nouvelle fois chez son frère Yang Tian, mais son épouse savait qu'en agissant ainsi c'est à lui-même qu'il se faisait du mal. Au bout de 5 jours Kao Li-che revient chercher la Précieuse Épouse qui refuse de rentrer. L'eunuque revient le lendemain et cette fois-ci elle accepte. A son retour l'inquiétude ou le mal-être qu'à ressenti l'empereur se remarque une nouvelle fois sur son visage, il a encore terriblement vieilli (il a 70 ans mais paraît plus vieux) et Kouei-fei n'hésitera pas à l'humilier en se moquant de lui en lui disant qu'il est vieux, ce à quoi il répondait « Oui, je sais ». L'empereur lui semblait être à présent un être totalement dénué de pouvoir dont elle pouvait disposait à sa guise. L'empereur vivait à ce moment dans la crainte de froisser celle qu'il aime. Il était devenu un pantin dont les étreintes de son épouse étaient pour lui les dernières joies de sa vie. C'était à présent elle qui était le destin de l'empereur. Après cet incident Yang Kouei-fei se montra très capricieuse y compris lors de ses repas. Au cours du 4e mois de l'année 750 Yang Zhao et le premier ministre n'étaient plus en bon terme, après que Yang Zhao ait fait bannir de la Cour un allié influent du premier ministre. Kouei-fei compris que son cousin devient de plus en plus influent ce qui le pousserait à entrer en opposition Li Lin-fou. Puis peu de temps après An Lu-chan fut nommé prince de la commanderie de Tang-P'ing et l'empereur donna à Yang Zhao le nom de « Kouo-tchong », cela confirma son influence comme personnage de premier plan et renforça sa position à la Cour et sa consécration aux yeux de l'empire. Kouei-fei avait compris que c'était l'eunuque Kao Li-che qui avait renversé l'équilibre des forces, elle avait alors entièrement confiance en cet eunuque car elle le voyait comme celui qui avait été l'instigateur dans l'ascension de la famille Yang. Pourtant une nuit, Yang Kouei-fei ne réussit pas à dormir, elle vit le corps de l'empereur qui tremblait dans son sommeil et se rendit compte qu'il était âgé et elle se demandait ce que deviendrait sa vie après la mort de celle de l'empereur ? Cette idée le glaçait le sang. Elle fut alors confrontée à une fatalité qui avait poursuivie toutes les favorites impériales : « Réduire tous les autres à l'impuissance pour s'assurer que le pouvoir tant convoité restera le sien pour toujours en éliminant tous ceux qui représentait un danger pour elle. Comme l'empereur elle sera également avec le temps atteint de terreurs nocturnes lui donnant l'impression qu'un assassin à pénétrer dans sa chambre pour tenter de l'assassiner. Cet assassin n'est autre que le fantôme de ses peurs. Elle confia ses craintes à Kao Li-che qui lui dit de ne pas s'inquiéter car la position de son cousin et de son fils adoptif An Lou-chan se chargeront de la protéger.

Yang Kouo-tchong devait reconquérir les bases militaires du Yunnan après une défaite contre les barbares et il décida de lancer une campagne pour recruter des soldats mais personnes ne voulaient s'engager car la région du Yunnan car il y avait également une épidémie qui provoquait la mort de 8 soldats sur 10. Yang Kouo-tchong envoya des censeurs recruter des paysans de force, cela lui fit s'attirer des critiques de plus en plus virulentes de la part du peuple. Puis Yang Kouo-tchong dénonça également les tentatives de révoltes de la part d'An Lou-chan. Kouei-fei comprit que son cousin cherchait à évincer An Lou-chan. L'eunuque expliqua à la Précieuse Épouse qu'il était primordial pour sa position d'éviter que les deux généraux n'entrent en conflit. L'empereur accepta à la demande de Kouo-tchong de mener une enquête auprès d'An Lou-chan, qui révéla qu'il disposait d'une grande armée barbare mais qui ne comportait aucun signe de rébellion de sa part, l'empereur en fut soulagé. En 753 le premier ministre Li lin-fou meurt, et malgré sa réputation perfide il n'avait connu que des succès politiques au cours de sa vie ayant même réussi à gagner la confiance de l'empereur et ayant réussi à se débarrasser de tous ses adversaires. Avant de mourir il avait confié à Kouo-tchong les affaires qu'il avait entreprises (et pour lesquelles il avait déjà préparé sa revanche des affronts de Kouo-tchong). Kouo-tchong devient premier ministre à la mort de Kao Li-che mais il fait une grosse erreur en évincent du pouvoir la famille de l'ancien premier ministre. Kouo-tchong devient le plus puissant de la Cour sans rival capable de lui ternir tête, mais Kao Li-che s'inquiète de la rivalité qui grandisait entre lui et An Lou-chan et il confie à Kouei-fei que An Lou-chan devient de plus en plus puissant et que ce n'est qu'une question de temps avant qu'il décide de se révolter car le cousin de la Précieuse Épouse faisait tout pour le pousser à bout. Mais Kouei-fei avait à chaque fois prit la défense d'An Lou-chan et elle ne pensait pas qu'il pourrait se révolter, au contraire, elle pensait qu'il serait reconnaissant envers elle et que si un conflit éclate de la part d' An Lou-chan cette hostilité ne serait porté qu'à l'encontre de son cousin. Toutefois, lorsqu'elle invita An Lou-chan pour son anniversaire, en espérant ainsi apaiser les tensions, il refusa prétextant être souffrant. L'empereur commençait à se montrer suspicieux envers An Lou-chan qui avait envoyé à l'empereur une liste reprochant 24 crimes de la part de Kouo-tchong. En 754 des émeutes éclatent dans la capitale et même aux portes du palais à cause des fortes périodes d'inondations et de sécheresses qui s'alternaient depuis plus d'un an et qui causaient des famines. A cela s'ajoutait des rebellions barbares. L'empereur se sentait, vieux, faible et dépassé par les événements. En 755 An Lou-chan lança une rébellion, son pouvoir s'étendait à l'ensemble des frontières du Nord. Il avait passé 10 ans à nourrir des ambitions secrètes et trouvait la situation propice pour se lancer à l'assaut. Il était bien déterminé à marcher sur la capitale avec 150 000 soldats à son actif, ainsi qu'un soutien de 200 000 soldats issus des tributs barbares, qui s'était joint à Lui. An Lou-chan envisageait enfin d'écraser Yang Kouo-tchong. L'empereur refusait d'y croire jusqu'à ce qu'il reçût une seconde confirmation et décide en urgence d'ouvrir une session extraordinaire en convoquant les hauts dignitaires afin de prendre des dispositions permettant d'écraser la révolte. Bizarrement cette fois, l'empereur n'était pas abattu et dépassé par la situation, il semblait au contraire avoir retrouvé une certaine vitalité en ayant la sensation de se battre pour retrouver sa place de souverain. La situation n'était pas simple à régler car l'ancien premier ministre Li Lin-fou avait par sa politique minimisé le pouvoir des généraux Han sur les lignes défensives de la capitale, favorisant la tentative d'invasion barbare. Ce fut sa façon de se venger de Kouo-tchong avant de mourir. Dans la capitale l'armée de réserve était pratiquement inexistante. La seule solution était d'enrôler d'urgence des paysans pour servir comme soldats. L'armée d'An Lou-chan progressait avec une grande rapidité et beaucoup de généraux avaient fuient contre lui ce qui rendit l'empereur fou de rage et réclama l'exécution de ces lâches, malgré l'avis contraires des autres dignitaires qui avaient essayés de convaincre l'empereur que chaque homme était précieux et qu'il était préférable de n'en perdre aucun. L'armée de l'empereur était composée de 160 000 soldats et l'empereur nommait Ko-chou an, qui était un homme très vieux accablé par la maladie dû à son âge avancé. Kouei-fei doutait d'ailleurs des chances de réussite de cet homme qui manquait de vitalité. En 756 An Lou-chan se proclame lui-même empereur de Ta yen et il prit Lo-yang comme capitale et il nomma ses fidèles à des postes importants. Dès son statut d'empereur autoproclamé, il ne fut plus considéré comme un général rebelle mais comme un usurpateur. Lors de cette nouvelle Yang Kouei-fei éprouvait contre lui une énorme rage. Toutefois, peu de temps après An Lou-chan avait eu des problèmes de santé, il était atteint d'hémiplégie (paralysie d'une partie du corps ou de l'intégralité) et d'une surdité totale. Les batailles entre An Lou-chan et l'empereur s'alternaient entre victoires et défaites. Ils firent une trêve. Pendant 5 mois les conseillers de l'empereur étaient partagés entre le fait de lancer une attaque ou de renforcer les positions. Finalement, un assaut semblait être un choix plus judicieux, car attendre trop tard était prendre le risque de voir se produire des mutineries et des désertions. Une attaque éclaire basé sur la rapidité fut envisagé, mais ce fut un échec. La situation était à présent désespéré. L'empereur et ses proches composés de 3 000 personnes décidèrent de quitter la capitale de Xi'an pour partir en exil. Après le départ de l'empereur des émeutes éclatèrent et le palais impérial fut piller, et certains habitants décidèrent de quitter la capitale pour se réfugier dans les montagnes, ce fut un véritable chaos. Des tensions commencèrent également a apparaître auprès de l'entourage de l'empereur et de la légion impériale ou Kouo-tchong fut accusé d'être responsable de cette situation et il fut décapité et sa tête fut accroché au bout d'une lance. L'empereur ne parvient pas à apaiser la situation et la légion impérial accusait Yang Kouei-fei, la Précieuse Épouse de l'empereur d'être responsable puisqu'elle avait profité de sa position, en tant que chef de fil de la famille pour favoriser les membres de la famille Yang. L'empereur tenta alors de dissuader la légion impériale que son épouse n'avait jamais participé à cette révolte, ni même prit par à la politique du pays, mais la colère était telle qu'il ne parvient pas à les faire entendre raison. Pour eux, elle était de la même famille des traîtres et de leur point de vu cela ne faisait pas une grande différence. Les conseillers de l'empereur tentèrent de le convaincre de sacrifier son épouse afin de sauver sa vie, sa dynastie et la ligné de ses descendants et que cela permettrait de soulager la colère de son peuple. L'empereur demanda conseil à son eunuque Kao Li-che qui lui affirma que comme l'avait dit l'empereur la Précieuse Épouse n'était responsable de rien et qu'elle ne pouvait pas être considéré comme une criminelle, mais il ajouta que de toute façon elle mourrait, avec ou sans, l'accord de l'empereur. Il n'y avait pas d'autre issue pour l'empereur de sacrifier la femme qu'il aime. Il se résigna. Yang Kouei-fei accepta son destin de périr, à l'âge de 38 ans, comme une femme martyre, qui se félicita d'avoir eu la sagesse de ne jamais basculer dans la cruauté comme d'autres avant elle l'avait fait comme Wu Zetian. L'eunuque Kao Li-che la tua de ses mains par strangulation et l'empereur fut inconsolable de sa disparition. Ensuite l'empereur fut contraint d'abdiquer au profit du prince héritier qui rétabli l'ordre.


Share
© 2020 blog d'histoire et de littérature
Optimisé par Webnode
Créez votre site web gratuitement ! Ce site internet a été réalisé avec Webnode. Créez le votre gratuitement aujourd'hui ! Commencer