Hiro ONODA: Au nom du Japon

29/12/2021

Au nom du Japon

Bonjour à tous aujourd'hui je voulais vous parler du livre ainsi que du film intitulé «Hirō ONODA : au nom du Japon ». Ces deux œuvres comportent des similitudes mais également des différences entre la version cinématographique et la version littéraire. Par exemple, dans le livre nous découvrons une partie de la jeunesse d'Hirō, qui est absent du film, puisque le film commence lors de l'invasion américaine sur Lubang et des maladies qui touchent les soldats japonais, ce qui correspond au chapitre 4. Bien que dans le film Hirō se remémore des souvenirs de sa formation qui sont présenté aux chapitre 3. Cela s'explique par le fait que la version papier peut se permettre de donner plus de détail. Il y a aussi des changements chronologiques. Dans le livre Akatsu, un des personnages principaux déserte l'île avant la mort de Shimada, dans le film il quitte l'île après sa mort. Je ne vais pas énumérer toutes les différences (j'en énumère beaucoup dans mon résumé de lecture présent sur mon blog), mais la version cinématographique reste très fidèle à l'histoire du livre. Personnellement, je conseillerais les deux versions même si j'ai préféré le film au livre car plus divertissant, et je conseillerais de commencer par le film, c'est plus facile après avoir vu le film de pouvoir mettre des visages sur les noms des personnages mentionnés dans la version littéraire. Je remercie Japan Magazine de m'avoir fait remporter ce DVD lors d'un jeu concours. J'ai beaucoup apprécié ce film que j'ai visionné deux fois tellement il était bien et aussi pour relever toutes les différences entre le film et le livre. Le seul point que j'ai trouvé dommage et que j'aurai aimé voir apparaît dans le film comme dans le livre c'est un passage d'Hirō à son retour du Japon, afin de savoir ce que l'auteur a ressenti lors de son retour dans un pays qu'il n'avait pas vu depuis 30 ans, puisque après la guerre le pays devait être reconstruit et c'est énormément développé sur le plan économique et sur son infrastructure. Le seul point négatif dans le film est la scène qui représente l'interprétation que se font Hirō et Kozuka des « faux messages dans les journaux ». La scène donne l'impression qu'ils ne croient pas eux-même a leur interprétation et qu'ils cherchent à s'en convaincre pour ne pas quitter l'île. Dans le livre beaucoup de détails plus convainquant nous sont donnés, ce qui nous permet de comprendre cette méfiance excessive, qui est plus convaincante. Je pense que la scène du film fut trop synthétisée, ce qui a altéré la perspicacité de la méfiance présente dans le livre.

Histoire :

Hirō HONODA est né à Kainan en 1922, il est le 5e enfant d'une fratrie de 7 dont 5 garçons. Durant ses années de collège il appréciait pratiquer le Kendo « la voie du sabre », l'escrime japonais (qui se pratique avec un sabre de bambou), un art martial qui était pratiqué par les samouraïs. Au printemps 1939, il est allé travailler dans une entreprise de négoce spécialisé dans les articles en laque. Puis à 17 ans, il ne voulait plus être dépendant de ses parents et à sa demande il fut envoyé dans une filiale de Wuhan (Hankou à l'époque), en Chine, dans l'objectif de gagner beaucoup d'argent. Ayant conscience qu'il peut se faire tuer dans le cadre de la guerre du Pacifique (1937-1945), qui oppose la Chine et le Japon. (Note : comme l'avait dit Pierre François Souyri, un spécialiste du Japon, la guerre mondiale ne se déroule pas au même moment selon le territoire où l'on se trouve sur le continent. En France on parle de 1939-1945. Pour le Japon on parle de guerre de 15 ans (1931-1945) puisque le Japon est déjà en conflit avec la Chine dès 1931. D'autres historiens comme Michaël Lucken, dans son ouvrage « Les japonais et la guerre (1937-1952) » vont de 1937 à 1952 puisque le Japon sera occupé par les américains jusqu'en 1952 puisque l'occupation est une conséquence de la guerre est ce n'est que lorsque le Japon ne sera plus sous occupation qu'il sera libéré des contraintes que la guerre avait entraîné. Mais en réalité la seconde guerre mondiale commence officiellement en 1941, puisque c'est l'attaque de Pearl Harbor par les troupes japonaises du 7 décembre 1941 qui poussera les États-Unis à entrer en guerre le 8 décembre 1945. C'est à l'entrée en guerre des États-Unis que la guerre devient un phénomène mondial).

Durant la 1ère année à la filiale Tajima Yōkō à Wuhan, il était responsable de la comptabilité, puis fut nommé homme d'affaire et se passionne pour les danses françaises qu'il pratique au sein de la concession, et dépensait beaucoup d'argent dans les soirées mondaines. Il pouvait compter sur l'aide de son frère aîné, Tadao qui était dans une garnison militaire japonaise basé à proximité. Mais en janvier 1941, son frère fut muté à Tokyo le 8 décembre lorsque la guerre éclate entre le Japon et les États-Unis. Puis, Hirō fut interdit par les officiers de police japonaise de fréquenter la concession française au risque d'être arrêté.

En mai 1942, Hirō a 20 ans, il est alors convoqué pour passer des tests d'aptitudes physiques afin d'être enrôlé dans l'armée. Puis, le 10 décembre, il fut incorporé dans le 61e régiment d'infanterie de Wakouyama. Puis il fut affecté à Nanchang, en Chine où les conditions climatiques étaient rudes car le riz gel dans sa gamelle et son régiment devait marcher 5 km/heure avec un package qui faisait deux fois leur poids soit (120 kilos pour Hirō). Néanmoins, ce fut l'occasion pour lui de revoir son frère Tadao qui lui permit par ses relations, de lui faire passer l'examen pour devenir officier. Le 13 janvier 1944, Hirō fut envoyé sur l'île de Kyushu, dans une école d'officier surnommer « l'enfer de Kurume" avec un capitaine impitoyable dont le mot d'ordre était « Mieux vaut suer à l'entraînement que saigner sur le champ de bataille », le tout accompagné par de sévère gifles. Mais Hirō dit que c'est grâce à ce capitaine qu'il fut capable de tenir 30 ans à Lubang.

En août 1944, il devient « aspirant officier » pendant 4 mois avant d'avoir le titre officiel d'officier. Puis, il est affecté à une unité spéciale à Futamata le 1er septembre 1944, ce qui avait pour but de le former à la guerre secrète. Cela consistait à rechercher des informations (renseignements militaires), afin de pouvoir briser les forces de l'ennemi. Cette unité fut appelée « l'unité de pacification ». Pour y entrer il fallait être reconnu comme ayant de grandes capacités intellectuelles. La formation, les cours et les devoirs furent éreintant.

Le proverbe d'Hideki Tōjo : « Celui qui ne souhaite pas tomber en disgrâce doit être fort. Il doit toujours avoir à l'esprit l'honneur de sa famille et de sa communauté, il doit se battre avec une extrême ferveur pour acquérir leur confiance. Ne survivez jamais dans la honte en tant que prisonnier. Mourez sans laisser ce ignominieux derrière vous », était une propagande visant à contraindre les japonais à se battre jusqu'à la mort quoi qu'il arrive. Mais pour Hirō et les autres membres de sa formation ce proverbe ne s'applique pas à eux car ils leur étaient permis d'être fait prisonnier car cela leur permet en cas de capture de donner de fausses informations à l'ennemi, ce qui était plus utile que de mourir juste pour défendre une idéologie. Pour eux le proverbe à ne pas oublier fut plutôt « La fin justifie les moyens ». Cependant, il y avait un revers chez cette unité de pacification, celui d'être raillé et méprisé par les autres militaires qui les prendraient pour des lâches, car comme les activités des initiés doivent rester secrètes personnes ne seraient au courant que même capturé ces officiers pouvaient être utile à la nation. Pour les non-initiés se rendre serait avoir trahi son pays et ne pas avoir choisi de mourir dans l'honneur mais dans celui de la honte. Pour ces officiers la seule récompense c'est une guerre secrète ingrate dont la seule récompense et l'intégrité.

Ordre fatidique

Le 24 décembre 1944, Hirō reçu son ordre d'affectation par le major Takahashi SUGI d'aller sur l'île de Lubang. Son objectif était de freiner la progression de l'ennemie en se lançant dans une guérilla. L'ordre qui leur est donné est également l'interdiction de mettre eux-mêmes fin à leurs jours, d'après les directives de Tanigouchi. Il leur est également précisé que peut importer combien de temps cette guerre va durer, les unités japonaises viendront les rechercher. Hirō et ses compagnons s'était promis qu'ils combattront jusqu'à ce que ce jour arrive. La ville de Lubang était une petite île où il est difficile de mener une guérilla car c'est une île longue et étroite.

Aucune volonté de combattre

Hirō arrive le 1er janvier 1945 et le matin du 3 janvier une flotte ennemi est aperçue au large. Sur 50 hommes présents, la moitié souffre d'épuisement et de fièvre et les plus robuste n'étaient pas capable de porter des charges supérieures à 15 kilos. Psychologiquement, ils n'étaient pas en état de se battre pour mener une guerre de guérilla et certains envisageaient de donner leur vie à l'empereur par le suicide. Beaucoup priez pour que Lubang ne soit pas attaqué et l'approvisionnement en nourriture était compliqué puisque les habitants de l'île ne voulaient pas partager leur riz, et avec l'arrivée de 70 soldats supplémentaires il était difficile pour Hirō de se faire respecter et obéir puisque les hommes sont sous les ordres du lieutenant Hayakawa ses hommes sont en droit de refuser d'obéir au lieutenant Hirō. Mais trois jours plus tard avec l'arrivée de l'ennemi sur l'île Hirō pu mener les ordres. Note : (c'est vers la fin de ce chapitre dans le livre que commence le film.)

Quatre jours de bataille

Une cinquantaine de soldats américains ont débarqué le 28 février. Le lieutenant Suchiro partie avec ses hommes à l'assaut bien que Hirō lui avait conseillé de ne pas y aller car il va tomber dans un une embuscade, Suchiro ne l'a pas écouté et il sera le 1er à mourir, d'autres lieutenants sont morts au combat ou de maladies ou portés disparus. Hirō décide quant à lui de partir avec ses hommes de battre en retraite et de se réfugier dans les montagnes. Le 15 mars il part à l'attaque des troupes ennemis qui se retirent. Hirō fut le seul officier encore vivant. Le 18 avril, un escadron « de nettoyage » ennemi les attaques et Hirō, Kozuka et Shimada furent les trois survivants à ne pas être tués et à rester ensemble. La dernière attaque planifiée eu lieu au mois de mai et les derniers soldats en dehors du groupe de Hirō furent tué avec le capitaine Tsukui, qui fut appelé « La campagne d'élimination du mois de mai ». En octobre, il eut des tracts incitant les survivants à se rendre en leur expliquant que la guerre avait pris fin le 15 août mais aucun des trois survivant ne les crurent puisqu'un soldat japonais avait été récemment abattu par un soldat américain après avoir tué une vache (Note : dans le film c'est Shimada qui meurt tué d'une balle pour avoir voulu voler la vache). Pour Hirō et ses compagnons pourquoi les américains auraient agi ainsi si la guerre avait pris fin ? Et Irigawa sera tué, lors d'une chasse en 1946 par des soldats Philippins qui les avaient attaqués se croyant attaqué par des soldats japonais. Cela va conforter Hirō et ses compagnons à penser durant les décennies suivantes à penser qu'il s'agit d'une ruse de l'ennemi (les philippins étant alliés aux américains durant la guerre, lors de l'arrivée des américains sur l'île) pour les tromper afin de les obliger à se rendre, de les capturer et de faire d'eux leurs prisonniers. En réalité, il fut expliqué plus tard que les américains ont vu le soldat japonais avec une arme à la main et n'ont pas voulu prendre de risque et ont préféré l'abattre de peur d'être pris pour cible.

Le serment de poursuivre le combat

Début de l'année 1946, cela faisait un an que Hirō était à Lubang. Il était avec 3 autres survivants Shimada 31 ans, le seul à être marié, issu d'une famille de fermier, il est le plus robuste et le meilleur tireur, ainsi que celui qui se débrouille le mieux sur l'île. Il a appris à Hirō à tresser des sandales en pailles (waranji). Kozuka 25 ans, également issu d'une famille de fermier. Et Akatsu 23 ans, de nature timide et frêle psychologiquement et physiquement et issu d'une famille pauvre de cordonnier. Ensemble ils forment la seule force de résistance japonaise à Lubang. Souvent Hirō et ses compagnons descendaient dans les villages afin de voler du riz et continuer les manœuvres de guérilla en brûlant les récoltes et continuer la résistance. Tous les quatre se déplaçaient constamment de l'île car ils étaient dangereux pour eux de rester au même endroit puisqu'ils risquent de se faire repérer. Pour vivre ensemble les tâches étaient réparties de manière équitables en s'ajustant aux capacités de chacun. Akatsu était un vrai boulet et qui parce qu'il est le plus faible, il effectue les tâches les moins pénibles ; ramener du bois et de l'eau du ruisseau, et Shimada effectue la plus grande part du travail, et Hirō et Kozuka fabriquent les outils, montent la garde et planifient l'organisation générale. Quand l'un d'eux est en mauvaise condition physique les autres allèges son labeur. Chacun s'entraide. Il y avait 12 000 philippins sur l'île, les fermiers au Nord et les pêcheurs au Sud. Comme les montagnes étaient les moins peuplés et moins dangereuses c'est là que restaient habituellement Hirō et ses compagnons. Ils peuvent rester entre trois et cinq jours au même endroit en portant chacun une vingtaine de kilos. Parfois, ils effectuaient des raids pour voler du riz ou du bétail pour manger de la viande mais leur aliment de base était la banane car les bananiers étaient présents partout sur l'île. Toutefois, ils leur arrivent régulièrement de souffrir de mal nutrition.

Akatsu déserte en septembre 1949, après 4 années passé sur l'île. Il a déjà tenté de déserter trois fois et à chaque fois Shimada l'avait retrouvé et le ramène. Lorsqu'il s'enfuit la 4e fois, Hirō prit la décision de ne plus partir à sa recherche. (Note : dans le film c'est Hirō qui va le rechercher et il ne le fait qu'une seule fois et lui explique fermement que c'est la première et dernière fois qu'il l'aide et que s'il recommence il sera considéré comme déserteur. Mais dans le film comme dans le livre le Shimada agit comme un grand frère avec Akatsu et dans les deux versions après sa fuite Akatsu tombe malade et Shimada prend soin de lui). Bien qu'ils aient eu peur que Akatsu soit capturé par l'ennemi et interrogé afin de divulguer des informations sur son groupe et ils ont espéré qu'ils étaient préférables que Akatsu ne survive pas. (Dans le film Hirō surprend Akatsu qui tente de fuir en pleine nuit, mais il ne le retient pas, bien qu'il ait compris ses intentions). Six mois après sa désertion il envoie une lettre à ses amis pour leur annoncer qu'il s'était rendu et fut accueilli en ami par les philippins, mais ses anciens compagnons sont persuadés qu'il a été fait prisonnier et contraint d'écrire un faux témoignage pour les tromper et les contraindre à se rendre. De plus, peu de temps après un avion avec un haut-parleur survole la zone pour leur expliquer qu'ils ont 72h pour se rendre et que la guerre était terminée. Il y avait aussi le terme « mission punitive » qui était employé s'ils refusaient de se rendre. Ce terme était justement utilisé en temps de guerre. Pourquoi était-il encore employé si la guerre était terminée ? Hirō et ses compagnons se demandaient pourquoi ils devaient se rendre si la guerre était terminée car cela sonne comme une réédition et le terme 72h est une expression américaine que n'utilise pas les japonais. Si la guerre était réellement terminée alors les choses auraient dû se faire dans les règles : Hirō aurait dû recevoir un ordre du commandant de division pour le relever de sa fonction. Par conséquent, ils pensèrent avoir été dénoncé aux américains par leur ami Akatsu. A chaque fois qu'un corps expéditionnaire était lancé pour retrouver Hirō et ses compagnons ces derniers réussirent à leur échapper car ils avaient l'avantage non-négligeable de connaître l'île par-cœur ce qui leur confère un avantage important. Dans le chapitre 8 est présent tous les « faux messages » que reçoivent Hirō et ses amis comme des erreurs dans les noms choses qui n'aurait pas été faite si cela était de « vrais » messages écrit par les japonais. Quand ils recevaient des journaux ils pensaient que c'étaient des vrais mais qui étaient trafiqué à certains passage pour faire croire que le Japon avait capitulé. Hirō s'est aperçu après son retour de l'île que ses suspicions étaient disproportionnés mais qu'il se souvenait lors de sa formation à Futumata que l'Allemagne avait réussi à envahir Paris en 1940, en laissant un espion s'emparer de faux documents qui avaient fait croire que l'Allemagne allait lancé une attaque aérienne sur l'Angleterre, ce qui a poussé ce dernier à faire revenir leur aviation, situé en Hollande vers Londres, ce qui a permis à l'Allemagne de s'emparer de la Belgique et d'attaquer la France. Cette histoire a poussée Hirō à être trop méfiant et a interprété tous les messages comme des faux messages afin de le piéger. Il y avait aussi ce fanatisme au Japon qui véhiculait l'idée que les japonais préfèrent combattre jusqu'au dernier plutôt que de capituler, or pourquoi le Japon n'avait pas été rasé du monde s'il apparaissait dans les journaux. Cela était pour lui que le Japon continuer de resister. Bien que tous les japonais ne pensaient pas cela en dehors des plus fanatisés, Hirō faisait partie des fanatiques. (Note : dans le livre beaucoup d'arguments sont donnés ce qui nous permet de comprendre la méfiance excessive d' Hirō. Mais dans le film la scène de méfiance est très mal interprétée et cela donne l'impression que Hirō et Kozuka jouent volontairement les autruches afin de pouvoir rester sur l'île pour ne pas avoir a affronter le monde extérieur. Ils se complaisent à feindre l'interprétation des messages comme de faux messages. Je pense que c'est une scène maladroite qui furent mal joué par les acteurs).

Dans le livre comme dans le film il arrivait qu'il y eût des disputes et des bagarres entre eux pour régler un différend sur des désaccords concernant le trajet à suivre et la priorité des tâches à réaliser. (Note : dans le film les bagarres et disputes ne se déroule qu'entre Shimada et Kozuka et Hirō à le rôle de médiateur. Dans le livre Hirō a aussi le rôle de médiateur mais il lui arrive également de se battre lui aussi avec ses deux compagnons). Il y avait aussi des articles de journaux et des photos de leur famille qui étaient envoyés par largage d'avion à Hirō et ses compagnons comme des photos de familles. Par exemple Shimada reçu une photo de sa femme prise devant leur maison. Or, Shimada reconnaissait bien sa femme mais la maison lui était inconnue par conséquent il en déduit que la photo est trafiquée. En réalité, Shimada, Hirō et Kozuka ne savait pas que la maison de Shimada avait été bombardé après qu'ils soient arrivés sur l'île de Lubang. Par conséquent, sa femme fut relogéedans une autre habitation. Mais Shimada a pris cela pour une tentative de manipulation. En juin 1953 Shimada fut blessé à la jambe par des pêcheurs dont l'un d'eux réussi avec sa carabine à le toucher. Il survit à sa blessure qui ne fut pas infecté (une chance puisque l'humidité présent sur l'île favorise l'infection), mais depuis ce jour, Shimada perd en vitalité et le 7 mai 1954, il fut tué par une unité de 35 personnes qui étaient des Hukbalahap (association de communistes philippins, qui sont entrés en guerre contre leur gouvernement entre 1948 et 1954).

La vie dans la jungle

Les vêtements de Kozuka et Onoda pourrissaient systématiquement durant la mousson, les pantalons tombaient en lambeaux. Il leur fallait les rapiécer avec les moyens du bord comme une sorte de grillage qui serait d'aiguille à coudre. Pour le fil des fibres de plante qui ressemblait à du chanvre était utilisé. La fabrication de sandales en paille leur fut apprise par Shimada. Lors des raids ils volaient aussi des vêtements. Pour la nourriture ils faisaient bouillir des bananes et de la viande séchée qui avaient le goût de la patate douce trop cuite et dégoûtante, et qui constituait la base de leur nourriture, ils volaient aussi du riz. Ils chassaient aussi des buffles d'eaux, des chevaux et de voler ou de retrouver une vache perdue. La viande était bouillie et réchauffée pour éviter de pourrir et pouvait garder son goût une semaine à dix jours. Une vache représentait 250 tranches de bœufs fumé. Une tranche par jour pouvait les faire tenir environ 4 mois. Ils n'avaient pas de médecins et de médicaments donc ils faisaient attention à leur santé et examinaient leurs selles afin d'y desceller tout désordre physiologique. Avec la chaleur ils étaient courants qu'ils souffrent de diarrhée. Après 1959, lorsqu'ils pratiquaient des raids qu'ils nommaient de « nos sorties du soir », ils subtilisaient des boites de conserver chez les habitants. Ils pouvaient construire une bahai (maison) en bois en 7-8h. Mais lors de la saison des pluies ils étaient constamment mouillés, leur toit n'était pas entièrement étanche. Ils entretenaient leurs fusils en utilisant de l'huile de palme afin d'éviter qu'ils ne rouillent, et ils avaient constamment leurs armes sur eux. Ils disposaient de 600 cartouches et sur 25 ans ils en avaient tiré environ 16 par an. La poudre était utilisée sur les douilles rouillées et défectueuses pour récupérer la poudre afin de faire du feu. Ils devaient aussi faire attention aux nuisibles présents sur l'île : des fourmis avec des dards, des nids d'abeilles, des scorpions et des serpents de la taille d'une cuisse d'un homme et des morsures de scolopendres.

Les démons de la montagne

Hirō et Kozuka furent appelé par les habitants de l'île « les démons de la montagnes », ou encore « les bandits de la montagnes », ou « les rois de la montagne », puisqu'ils terrorisaient avec leurs armes les populations pour les contraindre à fuir les populations lors de leurs raids afin de les piliers leur matériel ou les récoltes et brûler leurs champs. A la fin de l'année 1965, c'est en pénétrant dans une cabane qu'avait construite provisoirement par les travailleurs des champs que Hirō et Kozuka ont pu mettre la main sur un transistor. Au fur et à mesure des années le mode de vie des philippins s'améliore et par conséquent ceux des rois de la montagne également puisqu'ils pouvaient voler plus de biens. Cette radio japonaise de marque Toshiba leur a permis de se distraire en écoutant les courses de chevaux et en faisant des paris sportifs sur les courses de chevaux. Ils pouvaient également capter la fréquence de la chaîne NHK, l'unique groupe audio-visuelle public du Japon. Une fois encore ils étaient convaincus que les émissions qu'ils entendaient n'étaient pas du direct, mais des enregistrements modifiés et censurés. En décembre 1968, après un typhon le toit en taule d'une école fut presque détaché du bâtiment. Nos deux soldats réussirent à la récupérer, ce qui leur sera très utile car un tel équipement pouvait enfin leur permettre d'avoir une cabane dont le toit serait imperméable. Ce jour-là à cause de la fatigue Hirō n'avait pas été assez prudent et n'avait pas mis assez de branche sur la taule afin d'éviter que le soleil ne reflète la taule. Kozuka le traite alors de fainéant et une dispute éclate entre eux et Kozuka, menace Hirō de le tuer et annonce que désormais c'est lui qui donnerait les odres et prendrait les décisions. Hirō refuse et lui dit que pour cela il devra le tuer, bien décidé à ne pas céder aux menaces. Alors Kozuka fini par se calmer. (Note : dans le film il n'y a jamais eux de scènes où Kozuka défi son supérieur ou se bat avec lui. Néanmoins, Kozuka dans le film comme dans le livre se bat avec Shimada et menace de le tuer dans le film). Un jour où ils avaient décidé de laver leurs vêtements dans la rivière la chemise de Kozuka fut emportée par le courant, ce qui était un problème car les villageois pouvaient prévenir la police locale qui pouvait remonter le courant et tomber sur leur campement. Kozuka se mit alors de nouveau en colère sur Hirō puisque c'est lui qui avait pris l'initiative de laver leurs vêtements pour le Nouvel An (Hirō avait un calendrier qui ne comportait que 6 jours de retard avec le calendrier officiel). En se mettant à la recherche de la chemise Hirō constate que par chance elle avait été retenue par une branche d'arbre. De retour à leur cabane Hirō avait pris froid et demande à Kozuka s'il pouvait lui prêter sa chemise et il accepte. Ce fut le plus beau nouvel an qu' Hirō a passé sur l'île. (Note : Dans le film c'est Kozuka qui perd son arme et Hirō le réprimande sans ménagement, car c'est une faute impardonnable chez les soldats. Par chance là aussi il retrouve l'arme qui fut bloqué par des rochers. Dans le film Kozuka ne s'est jamais laissé emporter contre Hirō).

Seul

Le 19 octobre 1972 (2 ans avant qu'Hirō ne quitte l'île) Kozuka fut tué. Ce jour-là, ils ont planifié de mener une attaque de guérilla dans les champs mais ils ont mis plus de temps que prévu et ont brûlés des récoltes supplémentaires, qui n'étaient pas prévu au départ. La police locale est arrivée est des coups de feu ont été échangés et Kozuka reçu une balle à l'épaule et deux dans la poitrine. Son sacrifice permis à Hirō de battre en retraite, mais il promit à son ami qu'il le vengerait et que les philippins allaient le regretter. (Note dans le film c'est durant la scène où Kozuka retrouve son arme dans la rivière qu'il est tué, mais par des pêcheurs et non par la police locale car il fut tué par un tir harpon à la poitrine). Après la mort de Kozuka une unité de recherche japonaise se mit à la recherche d' Hirō (celle de 1959 avait été une unité de recherche philippines), des messages par haut-parleurs lui fut transmises par des membres de sa familles et des anciens amis de son collège pour évoquer des souvenirs d'enfance. Hirō commençait à douter. En novembre 1973, trois mois après la mort de Kozuka,Hirō se rend à l'endroit où son ami fut tué et il voit une tombe avec un drapeau japonais où est gravé sur la pierre tombale « Ici est mort le soldat de première classe Kinchishi Kozuka » et la disposition des fleurs ne faisait aucun doute qu'elles avaient été placées par un japonais car elles avaient été disposées selon la tradition.

20 février 1974

C'est en rencontrant un touriste japonais du nom de Norio Suzuki (Note : dans le film c'est Akatsu, son ancien compagnon d'arme qui vient à sa rencontre, lui aussi en tant que touriste). Au départ Hirō avait pris Norio comme cible mais voyant qu'il était japonais et non philippin ils discutèrent ensemble. Norio Suzuki l'informe que la guerre est terminée et qu Hirō est une célébrité au Japon pour être resté autant de temps sur l'île à continuer la guerre. Hirō, ne lui prête pas une confiance aveugle mais il est heureux de pouvoir parler à quelqu'un est les deux hommes mangent et fume une cigarette ensemble et s'apprécient mutuellement. Norio lui demande s'il peut le prendre en photo car à son retour au Japon personne ne pourrait croire qu'il a rencontré Hirō ONODA dans la jungle. Norio demande alors comment doit-il s'y prendre pour le convaincre que la guerre est terminée ? Hiro lui réclame qu'il lui rapport des documents officiels et de lui ramener le major Taniguchi, car il est la seule personne dont la parole qui fait acte de foi puisqu'il est le supérieur de Hirō et par conséquent le seul qui peut révoquer les ordres qui lui avait donné il y a 30 ans. Alors les deux hommes se donnèrent rendez-vous au même endroit dans deux semaines et comme prévu le major Taniguchi l'accueil dans une tante qu'il avait fait installer et lui informe que tout est terminé. Hirō appréhendait de revenir au Japon. Cela l'angoissait de devoir retrouver un monde inconnu puisqu'il avait passé 30 ans sur l'île. Vivre avec des gens normaux l'effrayait. Sa vie avait été sur l'île de Lubang, en la quittant il avait l'impression que sa vie prenait fin. Il se rappel de ses amis, de l'éloignement de sa famille depuis 30 ans et il se demande à quoi cette guerre avait-elle bien pu servir ? (Note : dans le film la scène de fin où il monte dans l'avion et où ses pieds s'élève au-dessus de l'île pour ne plus la toucher reflète parfaitement ce lien brisé entre Hirō et l'île).

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