Chroniques du totalitarisme 2021

06/06/2022
Nous sommes actuellement dans une société spectacle, c'est-à-dire une société perverse qui ne favorise plus la discipline, l'effort, ni l'être mais la séduction, la consommation et l'avoir. Une société qui confond l'artificiel et l'authentique. La vérité vaut le mensonge et le bien vaut le mal, et qui ne recherche que le plaisir immédiat. Nous sommes face à une impasse totale du narcissisme qui est de se suffire à soi-même, l'absence d'exigences et l'évitement de toute frustration, dont on se soumet à l'autorité afin d'éviter tout conflit.
La neuve langue, ce trafic ou corruption de la langue c'est l'indicateur d'une dégénérescence morale. C'est parce qu'il y a une dégénérescence morale que nous acceptons que la langue se corrompt. Nous sommes tolérants avec les perversions, ce qui n'est pas dans notre intérêt. A cela s'ajoute un avachissement culturel, intellectuel et morale qui a été organisé comme en témoigne l'éducation nationale aujourd'hui à travers les jobs dating, dont l'objectif est de masquer la misère en comblant des chaises vides, afin de maintenir l'illusion que tout va bien.

La fabrique du crétin qui est de plus en plus numérisé et analphabète. C'est la cause de la lobotomisation de masse et de la propagande et du peu de réaction aujourd'hui de la jeunesse face à la privation de la liberté. 20% de jeunes français savent à peine lire. L'école numérique est un désastre : que peut-on attendre de la transmission de l'apprentissage de nos enfants à des machines ? Nous avons une masse de plus en plus crétinisée qui est rivé aux écrans et qui entre dans ce totalitarisme numérique, qui subsiste sans le langage nécessaire pour structurer sa pensée, avec des sentiments de plus en plus rudimentaires, puisque nous n'avons plus les mots pour communiquer nos émotions. Nous retournons dans une barbarie qui est l'absence de langage. Seule une minorité continue de perdurer dans les livres et la réflexion.


Ce phénomène est une volonté du gouvernement pour détruire toute résistance et nous amener vers une volonté totalitaire, mais pour cela il faut une coalition des masses. Les masses étaient prêtes et ont souhaité ce totalitarisme par la peur de devoir prendre eux-mêmes des décisions. Nous sommes dans une situation critique avec un QI qui est en train de baisser. Il y a une perte d'accès à la rhétorique nous avons créé des enfants qui ne savent pas réfléchir et nous avons créé l'immédiateté. Il n'y a plus de phase de recul et de prise de réflexion.

Pour Condorcet, pour avoir une démocratie ou une participation du peuple aux décisions politiques il faut qu'il y ait un peuple qui n'est pas une masse. Les ploutocrates, les riches pratiquent la stigmatisation, l'inégalité de droit sur les masses, qui acceptent que certains citoyens aient des droits que d'autres n'auraient pas. Or, la démocratie c'est l'égalité des droits entre tous les citoyens. On voit qu'il y a une fraude. On a condamné des gens à l'ostracisme, à la mort sociale comme les soignants pour n'avoir pas cédé à une transgression sur leur corps lors de l'obligation du pass sanitaire qui est une obligation vaccinale déguisé.

Les médecins ont une vocation hippocratique on ne met pas de conditions pour soigner. On cherche un bouc-émissaire, un groupe d'innocents qui ne se défend pas afin de leur faire porter la responsabilité des fautes commises. La paranoïa mène aux dérives totalitaires. Mais pas uniquement, il y a une alliance de différents profils délinquants et criminels. Les paranoïaques vont nourrir un délire, une croyance qui n'est plus en correspondance avec la réalité et plus on avance dans le phénomène totalitaire plus ces actes prennent de l'ampleur. Ce mouvement sectaire va se composer de miliciens et de pervers qui vont jouir du malheur des autres. Ils développent une névrose, ils vont devenir des instruments du système. Cela s'est concrétisé avec le contrôle du pass sanitaire. Ce qui obéissent sans réfléchir sont les plus dangereux, sans eux, ils n'y auraient pas d'efficacité de la dérive totalitaire. Pour ceux qui résistent à la société totalitaire, ce sont des personnes qui ne vont pas renoncer à penser par elles-mêmes et qui ont acquis une certaine autonomie interne dans leur expérience de vie, dans leur développement psychologique et qui ne vont pas y renoncer et ne pas se plier à la menace d'une répression. Ce groupe d'individu qui tient tête y parvient car ils ont déjà été confronté à la menace : menace de mort, ou une expérience extrême qu'ils ont dépassés avec succès. Ou encore des personnes qui ont déjà eu l'expérience de ne pas rentrer dans la corruption et on agit avec des actes qui les ont renforcés. Ceux qui ont vécu beaucoup de traumatismes sont plus aptes à prendre de la distance sur les événements. Ils ne rentrent pas immédiatement dans ce discours mais dans l'interrogation du discours.

Le discours du totalitarisme c'est le traumatisme :"Je vous traumatise mais c'est pour votre bien". Ceux qui ont réellement subi un traumatisme savent que ce genre de discours n'est jamais pour notre bien. Ils ont acquis une capacité de distanciation liée à l'expérience de vie. On peut généralement ne pas avoir la capacité de réflexion, qui toutefois va être compensé avec l'expérience passée des individus qui savent pourquoi ce discours est une manipulation et résistent à la séduction du langage. Le totalitarisme craint la spontanéité individuelle. Ce n'est pas un collectif institutionnalisé, c'est cette disposition à la création et à la vie qu'une personne prend en main sa propre vie et à la maturité nécessaire pour disposer de ses propres choix, sans se laisser manipulée, sans être restreint et entravé par ses propres choix. Le choix d'une résistance qui n'est pas toléré par le système totalitaire. Pour parvenir à ce niveau, il faut dépasser nos peurs, parce qu'elles nous paralysent et nous empêchent de prendre des décisions. Se pose alors la question : "Jusqu'où accepteront nous de nous soumettre à des propos et des actions qui nous révulses ?". Quelles sont nos limites ? Ne pas poser de barrières nous contraint à toujours accepter un peu plus la soumission qui sont les barrières physiques et réelles de nos droits à la liberté de décision et du choix de notre libre arbitre. Pire encore le chantage fut utilisé comme un outil pour nous contraindre à accepter ce qui va à l'encontre de notre moral et de nos décisions.

L'esprit totalitaire c'est l'idée que l'individu n'est rien est le collectif est tout. Se développe en parallèle la célèbre phrase du "vous n'aurez rien et vous serez heureux" qui est une phrase de conditionnement à contraindre les masses vers une perte de leur bien par la collectivisation, qui est présente dans les systèmes totalitaires comme en témoigne les pays où anciens pays communistes. Or, si nous n'avons plus rien, ni la propriété ni la liberté que nous reste-t-il ?

Les profils qui résistent sont ceux qui ont un profil d'isolement, d'autonomie, qui n'ont pas peur de cet isolement et qui ont une meilleure prise de conscience que d'autre sur notre rapport à la mort. Ceux qui sont régulièrement confronté à la mort ou qui ont dépassés cette peur ne se laissent pas manipuler. Il y a une volonté à connaître la vérité et ne pas prendre n'importe quelle information pour une vérité. Il a cette condition à aller chercher l'information. Dans le totalitarisme on se contente du mensonge de l'arbitraire. Le système totalitaire fait la promotion des médiocres, à des postes de responsabilités ou de médiatisation de ceux qui ne pourtant ne sont pas des experts. On promeut des faux experts, de véritables infectiologues ont été traités et moqués. Contrairement aux idées reçues ceux qui ont un niveau d'études importants ce laissent plus facilement séduire par les discours de manipulations. C'est pour cette raison que dans l'histoire ce sont les intellectuels qui ont été séduit par le nazisme.

 Nous devons comprendre la vie dans laquelle nous sommes pour nous permettre de trouver des stratégies pertinentes de réponse à la situation dans laquelle nous sommes. Cela implique des efforts, du temps, de la réflexion critique. Avec le bon paradigme de réflexion nous pouvons prédire ce qu'il va se dérouler.
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